Le temps de travail de l’entrepreneur

L'aventure de Metycea

Temps

Pour celles et ceux qui suivent le parcours d’entrepreneurs via leur blog, leur Twitter ou tout autre concentré d’histoire, vous aurez certainement pu constater que l’entrepreneur entretien souvent un rapport différent au temps de travail.

Ce billet revient sur les différentes perceptions du temps du créateur d'entreprise. Entre contrainte et liberté.

Voir le temps comme une contrainte…

Je me souviens avec peine les jours dans mes précédents emplois où il m’arrivait de scruter l’heure de ma montre afin de réaliser la simple soustraction me permettant de savoir combien de temps encore je devais rester.

Le travail, bien qu’ayant toujours été perçu tantôt comme une source d’apprentissage, une tantôt comme une source de revenus financiers, ou encore comme une opportunité d’ouverture sociale, figurait au fond de mon esprit comme une contrainte.

Une contrainte au sens où en échange d’une somme d’euros en fin de mois, il me fallait m’asservir un temps donné par semaine. C’est d’ailleurs le seul critère qui est remontait sur une feuille de paie de salarié : 151,67 heures par mois et un salarie net…

Vivre le temps comme une liberté

Ce rapport au temps a drastiquement évolué avec la création de Metycea. Libre de m’organiser que je le souhaite, le temps ne présente plus la même limite.

A défaut, j’ai choisi d’investir quasi toute mon énergie dans cette aventure. Nos journées ne commencent pas avant 9h00, mais ne finissent que rarement avant 20h00. Le midi, nos pauses ne sont régies par aucune règle : le temps d’engloutir une junk food…parfois celui de se retrouver autour d’une table d’un restaurant pour calmer un peu le rythme.

Le soir est parfois mobilisé par l’entreprise et nous organisons parfois nos différentes réunions en dehors des horaires de travail (nuit et week-end).

Quant aux week-end, vacances ou jour férié, il n’existe qu’une règle : celle de livrer le travail demandé. Nous œuvrons comme prestataires de services, au milieu d’une foule de concurrents et nous mettons en exergue notre dynamisme et notre souci de bien faire et de bien organiser les projets qui nous sont confiés.

Autant dire qu’avec une telle conception des choses, le rapport au temps de travail a évolué. Les semaines dépassent facilement les 60/70heures. Et la présence de l’entreprise est permanente au quotidien.

Et pour faire un écho à ce qui est dit sur la feuille de paie d’un salarié, il faut savoir qu’un gérant travailleur non salarié n’a pas de feuille de paie mais une rémunération décidée par les associés lors d’une assemblée générale.

Ne pas perdre de vue la productivité

En voyant le temps comme une liberté, on épouse bientôt ses limites et il ne reste pas beaucoup d’heures en dehors du temps entrepreneurial.

Pour autant, savoir se préserver physiquement et psychologiquement doit demeurer une nécessité.

Il faut donc viser une meilleure productivité pour espérer travailler mieux et avoir un meilleur ratio temps pro / temps perso. C’est désormais dans cet esprit que nous abordons l’année 2010 à venir.

A ce sujet, je vous renvoie vers le blog de Stéphane Thomas qui abordait récemment le sujet des astuces pour améliorer sa productivité.

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