Mûrir sa création d’entreprise [Réflexions personnelles]

L'aventure de Metycea

teletravail

Actuellement en déplacement sur Paris depuis mercredi soir, cela me donne l'occasion de "poser" certaines réflexions quant à la création et au développement de Metycea.

Ayant déjà abordé le sujet de la prise de recul durant les voyages, et compte tenu de la nécessité de savoir prendre un peu de hauteur sur son entreprise, il me paraissait tout naturel que j’en confie plus sur ce sujet.

La création d’entreprise est une aventure

Créer sa société revient à s’exposer à un tumulte de choses à gérer.
Que cela soit d’un point de vue administratif, financier, commercial, le chef d’entreprise assume d’une part la direction de sa société en travaillant à son développement, mais il en est aussi le gérant (au sens législatif). Ce rôle lui affecte une nécessité de représenter sa société et de gérer pour elle toutes les interactions.
Entre l’interne (les associés, la compta, le recrutement, l’administratif) et l’externe (les clients, la communication, le marketing), le chef d’entreprise doit être sur tous les fronts.
Ce n’est pas un mystère : créer son entreprise, c’est accepter cette part de tumulte. Une façon de voir aussi son monde professionnel sous un angle nouveau. Travailler le week-end, ou les jours fériés n’est pas aberrant quand cela reste un plaisir.

La perpétuelle confrontation à un environnement inconnu

Alors que la création d’entreprise est bien une aventure délicate, on ne peut se résoudre à penser qu’avec le temps, tout cela va enfin se stabiliser.
Même avec des mois d’activité, le quotidien de Metycea n’est pas retranscriptible. Bien que nous nous efforcions de définir nos objectifs selon un pilotage bien rôdé, force est de constater que le débriefing de la semaine démontre le nombre d’éléments nouveaux qui ont surgi et qu’il a fallu gérer.
Bien entendu, nous connaissons nos obligations et nous savons les mener à bien mais chaque semaine est le lieu de nouveautés (bonnes ou mauvaises) à gérer ou à apprendre à gérer.

Le confort de l’association en entreprise

Le chef d’entreprise n’est pas omnipotent. Il ne peut pas tout savoir et tout faire.
Dans ce tumulte, il peut trouver des alliés : ses associés.
Sylvain et moi sommes des entrepreneurs convaincus de la force de l’association. J’ai déjà eu le plaisir d’écrire sur cette thématique et je laisserai cette fois la plume à Nicolas Chaunu d’Emob qui avait d’ailleurs choisi ce thème pour son article dans l’ebook des Témoignages des Entrepreneurs :

"Vous ne pouvez pas créer seul. Vous ne devez pas. Cet entourage sera là pour vous épauler dans les mauvais moments. Sera là, pour partager avec vous votre vision de l’entreprise, vous aidera au quotidien dans des choix stratégiques. L’équipe dans le sens ou je l’entends comprend à la fois les associés, les salariés, les différentes structures d’accompagnement qui vous entourent (associations, banques, incubateurs, pépinières, les initiatives locales et régionales…)....La création d’entreprise reste une bien trop belle aventure pour ne pas la partager."

L’association permet de séparer les pôles de compétence et nous nous répartissons au mieux les pôles avec Sylvain.
Notre complémentarité nous permet de mieux appréhender son domaine personnel de prédilection tout en étant à l’écoute de l’autre.
Mais même avec ce confort, il est nécessaire de se former de manière continue.

Entreprise & Internet - la nécessaire veille du secteur

C’est aussi le problème du secteur internet qui demande une veille perpétuelle tant les technologies sont changeantes.
Pas un jour sans une actualité technique ou économique : une levée de fonds, une découverte, un buzz…un tout plus ou moins utile mais qui fait avancer notre secteur à une vitesse formidable et qui le rend toujours plus difficile à rejoindre pour les non-initiés.

La prise de recul

Dans ce contexte, quid de la prise de recul du chef d’entreprise ?
C’est sans doute au départ que cela reste le plus facile tant le niveau d’obligations est faible. Je me souviens avec loisir du temps dont je disposais dans les 9 mois de préparation qui auront été nécessaire au lancement de Metycea. Je l’affectais comme je le voulais.

J'invite les créateurs d'entreprise à en avoir conscience au plus tôt pour bien périmètrer cette liberté.

Aujourd’hui, le niveau d’obligations est à son maximum et le temps pour se poser est quasi nul. Alors quelle solution ?

  • les déplacements : utiliser ces derniers pour poser les choses
  • les matins à la fraiche ou la nuit - les moments "off" : bref tous ces moments où on peut être assuré de sa pleine disponibilité.

Il faut en effet souvent rogné sur les heures pour que la prise de recul soit la bonne. Par expérience, les rares fois où j’ai inscrit dans mon agenda en journée : "Réflexion Metycea" n’ont jamais été les bons. Un coup de fil, un mail, une obligation qui traine…un environnement parasitant la prise de recul.

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